Séminaire SLS: Suelen Silva de Oliveira et Alain Bacci

23
mar.
2026.
14h00
16h00
Présentation de leurs thèses en cours

UAR Pouchet, salle 124, Zoom: https://univ-paris8.zoom.us/j/7705173529 

Deux intervenants présenteront leurs travaux de thèse en cours :


 

1) Suelen Silva de Oliveira 


 

Humour dans les récits d’enfants sourds en cours d’acquisition de la langue des signes : une analyse dialogique-discursive

 

Cette conférence présente une recherche qui examine comment l’humour émerge dans les récits produits par des enfants sourds en cours d’acquisition de la Langue des Signes Brésilienne (Libras). À partir d’une perspective dialogique-discursive, l’étude analyse des interactions familiales en Libras enregistrées dans des vidéos publiques disponibles sur Internet, mettant en scène des enfants sourds nés de parents sourds. Les données sont étudiées à l’aide d’outils de transcription et d’analyse multimodale, afin d’identifier les mécanismes linguistiques, discursifs et expressifs qui contribuent à la construction de l’humour dans les récits. Cette recherche, vise à approfondir la compréhension du développement discursif des enfants sourds et à contribuer aux études sur l’acquisition de la langue des signes et l’éducation des personnes sourdes.


 

2) Alain Bacci 


 

Mieux comprendre l’interprétation français / langue des signes pour mieux l’enseigner : premiers éléments de réponse


 

Trois études menées dans le cadre de ma thèse au laboratoire CLLE de l’Université Toulouse Jean-Jaurès explorent les processus cognitifs à l’œuvre dans l’interprétation français / langue des signes afin d’en améliorer l’enseignement. La première étude, basée sur l’observation de trois interprétations techniques en situation écologique, a permis d’identifier la notion d’obstacle cognitif et d’esquisser une taxonomie des difficultés rencontrées par les interprètes. La deuxième étude, fondée sur l’analyse d’un corpus d’interprétation, a mis en évidence différentes stratégies mobilisées pour dépasser ces obstacles, révélant que les interprètes experts utilisent moins de stratégies que les novices mais qu’elles sont plus robustes. Ces résultats posent la question de la transmissibilité de ces stratégies et du rôle de la métacognition dans l’apprentissage. Une troisième étude, actuellement en cours d’analyse, teste l’apprentissage de deux stratégies expertes auprès d’étudiants de trois universités (deux françaises et une écossaise). Cette présentation propose de premiers éléments de réponse, malgré des analyses encore en cours.

Interprété en LSF