Séminaire SLS : Sandra Recollon et Kelig Bertin

13
avr.
2026.
15h00
17h00
Présentation de thèses en cours

Sandra Recollon (intervention en LSF interprétée vers le français)

Traduction du français écrit vers la LSF : contact de langues et transformations linguistiques

Résumé: cette intervention propose d’examiner la traduction du français écrit vers la langue des signes française (LSF) comme un espace de contact entre langues de modalités différentes. À partir d’une expérience de traduction menée dans le cadre d’un travail sur le roman graphique Lebensborn, il s’agira d’introduire une réflexion sur les transformations opérées lors du passage d’une langue écrite linéaire à une langue visuo-gestuelle. Cette première approche permettra d’ouvrir sur une analyse plus linguistique des pratiques de traduction, en mettant en évidence certains phénomènes d’interférences du français, notamment sous forme de calques syntaxiques ou d’adaptations structurelles. L’intervention interrogera ainsi les effets de ces phénomènes sur la structuration de la LSF et les enjeux liés à son autonomie linguistique.

 

Kelig Bertin (intervention en français interprétée vers la LSF)

Au-delà des paramètres formels : une approche sociolinguistique pour la distinction des variantes phonologiques et lexicales en LSF

Cette communication s’intéresse à la manière de catégoriser les variantes (phonologiques vs lexicales) lorsque plusieurs variantes existent pour nommer un même concept en LSF. Ce travail de catégorisation se fait à partir des signes récoltés en discours puis décrits selon leurs paramètres manuels. Ce sont, en effet, les paramètres qui vont déterminer la relation entre les différentes variantes : elles sont phonologiques lorsqu’un seul paramètre diffère et lexicales au-delà d’un paramètre distinct. Néanmoins, certaines variantes résistent à cette classification et nécessitent de faire intervenir d’autres éléments présents seulement en contexte, avec les signeur·euse·s : les sens social et expressif. À partir du lexique relatif aux minorités, nous allons voir l’intérêt de ne pas isoler les signes et d’avoir une approche sociolinguistique. Nous pourrons montrer ce processus de catégorisation avec, par exemple, les variantes pour ‘lesbienne’, ‘noir·e’ et ‘Asie’.
 

Interprété en LSF